| Burkina Faso: Recherche et innovations - Le vice-président du CRDI loue l'expertise du pays |
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| Lundi, 12 Septembre 2011 16:47 |
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Broyeur polyvalent d'aliments de bétail, semences améliorées, biscuits fabriqués à base de manioc et d'igname, médicaments, notamment le faca, pour le traitement de la drépanocytose ; bref, c'est une panoplie de produits que le vice-président du CRDI a pu découvrir à la vitrine. Ouverte depuis le 15 avril 2010, elle accueille les résultats de recherche des domaines tels que l'agronomie, l'élevage, l'agro-alimentaire, la santé, l'environnement, l'énergie, etc. Au terme de sa visite, le vice-président du CRDI, Rohinton Médhora, s'est dit très satisfait car les différents produits qu'il a vus montrent qu'il y a beaucoup d'expertises à exploiter au Burkina, à encourager et à soutenir. Ce qui demande en retour qu'il y ait des résultats qui puissent servir non seulement le Burkina mais aussi tous les pays du monde. Pour lui, il n'y a pas de raison que le CRDI ne continue pas de financer la recherche au Burkina. Dans tous les cas, tous les résultats seront évalués avant la fin du projet, a-t-il soutenu. Il a, par ailleurs, affirmé au cours du déjeuner de presse que le CRDI a été créé au Canada il y a 40 ans avec pour objectif d'appuyer la recherche dans les pays en voie de développement. A l'en croire, c'est environ 30 millions de dollars que le CRDI a mis à la disposition du Burkina ces 40 dernières années. Il a financé le Projet de valorisation des résultats de la recherche et des innovations à hauteur de 2 millions des dollars.
Contribuer à l'essor du Burkina Selon la directrice de ce projet, Clémentine Dabiré, l'objectif majeur de celui-ci est de contribuer au développement économique, social et culturel du Burkina en favorisant l'utilisation intensive des résultats de la recherche scientifique et technologique. Débuté en 2008, ce projet d'un coût de 900 millions de F CFA a une durée de 5 ans, a-t-elle précisé. Pour elle, ce projet est original car il traite à la fois de la science biologique et de la science sociale. La communication est un volet important pour ce projet. C'est pourquoi une stratégie de communication a été élaborée ainsi que des émissions radiophoniques et une émission débats sur un plateau de télévision avec des chercheurs, des innovateurs, des opérateurs économiques et des décideurs, dénommée "Techno-Inno". La directrice du projet a aussi présenté les acquis à l'étape actuelle dont l'élaboration et la validation d'un plan de mise en oeuvre du programme. Au titre des perspectives, elle a cité l'ouverture de la vitrine qui va permettre au public d'avoir une meilleure visibilité de ce qui est fait par la communauté scientifique.
Des résultats pertinents Le délégué général du CNRST, Basile Guissou, a, quant à lui, soutenu que de nombreux résultats pertinents ont été obtenus ces dernières années et permettent, entre autres, la traduction de la Constitution burkinabè en 10 langues nationales, la correction des noms des villes et villages du Burkina, la mise au point du Faca, la création de diverses variétés de niébé, etc. M. Guissou a reconnu que l'impact de la recherche sur les populations demeure faible, car peu de paysans utilisent les semences améliorées. Les contraintes liées à la recherche sont surtout le financement de celle-ci, la protection des résultats, leur traduction et leur vulgarisation, ont relevé quelques chercheurs et innovateurs. Tout en saluant l'apport des hommes de médias, ils ont demandé leur accompagnement constant pour résoudre ces difficultés. Par Dabadi Zoumbara Le Pays |